On trouvera ici les principales références bibliographiques du positionnement, proposé par Jean Allouch, du frayage de Jacques Lacan.

Ces textes disent aussi ce que pourrait être l’actualité d’une politique de la psychanalyse où ce frayage prêterait à conséquences dans le fil de son propre développement (ni Lacan, ni Freud, ne furent un « système de pensée »).

Jean Allouch exerce la psychanalyse à Paris. Il fut membre de l’École freudienne de Paris jusqu’à sa dissolution et contribua aux premiers pas de la revue Littoral. Il est présentement membre de l’École lacanienne de psychanalyse, et dirige, aux éditions Epel, la collection "Les grands classiques de l’érotologie moderne" qui s’emploie à faire connaître, en France, les études nord-américaines féministes, gay et lesbienne, et la queer theory.

Les références bibliographiques sont données en français et, parfois, lorsque l’étude a été traduite, en espagnol (Argentine, Mexique), portugais (Brésil), anglais et allemand.

Où donc, quand donc cela a-t-il commencé ? Un commencement possible, qui n’est pas un début, peut être localisé à Paris, Maison de la chimie, le jeudi après-midi 6 juillet 1978 où, lors du IXe congrès de l’École freudienne, je présentais un exposé intitulé « De la translittération en psychanalyse » (ici même). L’heure était avancée, impatient, le président de séance me pressait d’en finir, la salle, petit à petit, se vidait… Il ne restait plus bientôt que peu de monde, notamment Jacques Lacan, Mayette Viltard et une rangée composée par Jacques-Alain Miller, Éric Laurent et quelques-uns de leurs proches. Ils se levèrent eux aussi avant la fin de mon intervention. « Il n’y a là rien de neuf » déclara en partant Éric Laurent à Mayette Viltard. L’exposé terminé, Lacan se dirigea vers moi, main tendue, coinçant Mayette Viltard dans sa rangée tandis que nous nous serrions la paluche et faisant ainsi d’elle, sans doute sans l’avoir voulu, le témoin de la scène. « Vous les avez fait fuir », me dit-il, chaleureux comme il savait l’être.